Blockchain, bitcoin et … location immobilière !

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Publié par Wizi le 04/07/2021, modifié le 30/07/2021.

Parmi toutes les révolutions technologiques annoncées, il en est une qui fait d'autant plus parler d'elle qu'elle est peu comprise,  tant sur son fonctionnement que sur ses applications potentielles : la blockchain.

Mais, si c'est par son utilisation la plus connue, la monnaie virtuelle bitcoin, qu'elle s'est fait connaître elle revendique depuis bien d'autres cas d'application, y compris dans l'activité immobilière !

De quoi s'agit-il ?

La blockchain est une technologie informatique de stockage et de partage d’informations. Elles y deviennent inviolables, immédiatement disponibles et accessibles à tous les acteurs de la chaîne sans limite de durée, et ceci sans intermédiaire donc en toute transparence et à moindre coût. Magique ? Non pas du tout ! Les informations sont simplement empilées au fur et à mesure de leur création dans un premier bloc qui, lorsqu'il est plein, est « scellé » c’est-à-dire verrouillé de manière irréversible par l'ajout d’une signature générée par un procédé cryptographique réputé inviolable. Cette signature est reproduite en en-tête du bloc suivant, amorçant ainsi une « chaîne de blocs ». La moindre modification du contenu d’un bloc générera une signature différente qui rendra caduc ce bloc altéré et invalidera la tentative de fraude.

Mais l’inviolabilité des informations n’est pas le seul avantage de la blockchain. Elle met également en œuvre un principe de « smart contract » (c'est fou comme tout ce qui nous entoure tend à devenir intelligent !) qui permet d'enchainer des étapes conditionnées (workflow) ce qui s'applique parfaitement à un processus de contractualisation tel que celui d'un achat immobilier par exemple.

La blockchain apporte donc la décentralisation, la transparence, l’automatisation contractuelle et la traçabilité nécessaires sur un marché tel que le marché immobilier où la preuve et l’authenticité sont essentielles.

Blockchain et transaction  immobilière.

La transaction immobilière a rapidement été identifiée comme un domaine potentiel d’expérimentation de la blockchain. Il est vrai que les préoccupations de rigueur dans l'enchaînement des étapes, le montant conséquent de ce genre de transaction et les contraintes de sécurité associées  trouvent une réponse dans cette technologie. Plusieurs expérimentations ont déjà eu lieu, plus ou moins convaincantes selon la réglementation et les usages des pays. En France point de transaction immobilière sans notaire par exemple !

La généralisation de la blockchain dans ces opérations passera donc par une évolution de la réglementation et des rôles des acteurs actuels, donc … patience !

Blockchain et titrisation.

En revanche cette technologie permet d'envisager, à brève échéance, l’achat d’une part de (même seulement !) quelques euros d’une société immobilière possédant un ou plusieurs actifs, simplement avec son smartphone. La simplification et la sécurité apportées par la blockchain favorisent donc une « consommation » de l'immobilier dégagée de prix d’acquisition dissuasifs car élevés, libérée de toute complexité administrative et de trop nombreux intermédiaires, et ouvre la porte à de nouveaux investisseurs plus modestes que les OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier) et SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) rebutaient.

Cette pratique a d'ailleurs déjà trouvé son cadre légal dans le projet de loi PACTE adopté en lecture définitive à l'Assemblée nationale le 11 avril 2019 qui, sous réserve de promulgation, instaure un cadre pour les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN).

Blockchain et investissement locatif.

La blockchain devrait donc démocratiser l’accès à l'investissement immobilier mais aussi, puisqu’elle est particulièrement bien adaptée pour gérer un actif  fractionné, au partage d'un revenu locatif. Dans ce cas la blockchain correspondante intégrerait aussi bien les informations et transactions liées à la répartition de la propriété d’un bien lors de son acquisition que celles relatives au partage du revenu locatif correspondant. Le tout historisé, inviolable, immédiat, transparent, visible par tous les acteurs de la chaine, sans les habituels intermédiaires et donc à moindre coût  !

Plutôt que le « tout ou rien » actuel cette formule ouvrirait la porte de l'investissement locatif à de nombreux autres petits épargnants et rendrait plus « liquide » et donc souple leur investissement devenu actif numérique. Et ceci en toute transparence, sans que leur investissement ne soit noyé dans celui de milliers d'autres, en intégrant une communauté d’épargnants dédiée à un bien précis, visible et pourquoi pas à un projet ciblé : social, environnemental, …

C'est une piste… et Wizi y travaille !

Affaire à suivre !
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