Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
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Bonne lecture.
Un petit coup de baguette réglementaire et … Abracadabra ! Le coefficient de conversion de l’électricité figurant au DPE passe de 2,3 à 1,9 et des centaines de milliers de passoires thermiques disparaissent !
Vous avez aimé le numéro ? Bonne nouvelle car, exactement un an plus tard, le magicien remet ça !

2,3 puis 1,9 puis 1,7 : la valse des coefficients !
Le 26 août 2025, un arrêté modifie le coefficient qui permet de convertir l’électricité consommée par un logement en énergie primaire : le 1er janvier 2026, 2,3 est donc devenu 1,9 et, pour certains logements tout électriques, ce simple changement a suffi à gagner une classe au DPE.
Et le tour est spectaculaire car le gouvernement estimait alors que cette modification ferait sortir environ 850 000 logements chauffés à l’électricité des classes F et G : une rénovation énergétique particulièrement efficace, sans devis, ni échafaudage, ni même un coup de pinceau !
Mais le 26 août 2026, exactement un an après le premier arrêté, nouveau coup de baguette magique : 1,9 devient 1,7 à compter du 1er janvier 2027 avec pour résultat attendu environ 300 000 passoires énergétiques supplémentaires qui devraient disparaître, dont environ 125 000 dans le parc locatif privé !
Mais où est le truc ?
Comme dans tout bon tour de magie, il faut regarder l’autre main. Le DPE ne mesure pas seulement l’énergie effectivement consommée, il la convertit en énergie primaire, censée représenter l’énergie nécessaire pour la produire et l’acheminer, en appliquant un coefficient … apparemment plus politique que technique !
Car l’électricité française est aujourd’hui largement décarbonée et l’ancien coefficient pénalisait notamment les logements chauffés à l’électricité face à certaines énergies fossiles, une ineptie qui méritait une (ou plutôt deux !) corrections !
Reste un résultat assez savoureux avec deux coups de baguette magiques réglementaires en deux ans, requalifiant 850 000 passoires avec le premier, puis 300 000 supplémentaires avec le second, les propriétaires pouvant donc réclamer une nouvelle étiquette sans travaux ni nouvelle visite du diagnostiqueur.
Quel gâchis !
Mais que de déboires pour de nombreux propriétaires qui ont été contraints à des travaux importants ou interdits de location, que de galères inutiles pour les candidats locataires face à un parc locatif plus réduit !
2,3 hier, 1,9 aujourd’hui, 1,7 demain : la raison reprend peu à peu ses droits alors que, pour faire disparaître plus d’un million de passoires thermiques sans poser un seul rouleau d’isolant, un simple arrêté au Journal officiel est bien plus fort que David Copperfield !