Le casse du siècle ?

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Publié par Wizi le 31/08/2026

            Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
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                                                  Bonne lecture.

         En octobre dernier, des cambrioleurs sont repartis de la galerie d'Apollon du musée du Louvres avec huit joyaux de la Couronne estimés à 88 millions d'euros … un butin ridicule comparé à la richesse qui s'apprête à changer de mains en France !

         Car avec le vieillissement des générations du baby-boom, un énorme patrimoine devrait être transmis dans les quinze prochaines années et, alors que la France cherche désespérément comment financer une dette abyssale, un tel magot pourrait donner quelques idées !

A la recherche de milliards !

         Au début du XIVe siècle, Philippe le Bel avait des méthodes que Bercy aurait aujourd'hui quelques difficultés à faire accepter à Bruxelles car, lourdement endetté, il expulsa les Juifs du royaume en confisquant leurs biens et leurs créances, puis fit arrêter les Templiers et saisit leurs possessions. Sept siècles plus tard, l'État doit trouver des solutions heureusement un peu moins expéditives !

         Un sacré défi car, au premier trimestre 2026, la dette publique française atteignait 3 536 milliards d'euros, soit 117,5 % du PIB et, pour redresser durablement les comptes, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan estime l'ajustement nécessaire à, au minimum, 140 milliards d'euros d'ici 2031.

         Réduire fortement les dépenses ? Politiquement douloureux ! Augmenter la TVA ou l'impôt sur le revenu ? Tout aussi explosif ! Attendre que la croissance règle le problème ? Hasardeux ! Taxer l’épargne ? Chiche ! Alors qu’il existe une masse considérable de richesse, taxable car elle va naturellement changer de propriétaire !

Un magot qui fait rêver !

          La France entre en effet dans une période de « grande transmission » car, papy-boom oblige, le nombre de décès devrait augmenter dans les prochaines années, certaines projections reprises au Sénat évaluant à 9 000 milliards d'euros les patrimoines qui pourraient être transmis entre 2025 et 2040.

         L'État prélève déjà une partie du gâteau : les droits de succession lui rapportaient 16,6 milliards d'euros en 2023, contre 7 milliards en 2011 mais, entre abattements, donations, assurance-vie, démembrements et régimes particuliers, une grande partie des patrimoines transmis échappe au barème maximal des successions.

         L'idée d'aller piocher davantage dans cette manne n'est donc plus théorique, une proposition déposée au Sénat estimant ainsi qu'un « simple impôt sur les grandes successions » pourrait rapporter 225 milliards d'euros en quinze ans. Cela ne suffirait évidemment pas à effacer la dette française, mais lorsqu'un État cherche chaque année des dizaines de milliards d'euros, 9 000 milliards en mouvement et taxables constituent une tentation difficile à ignorer.

Préparer sa succession !

          Donc coïncidence heureuse ? La France devra trouver de nouvelles ressources tandis qu'une quantité historique de patrimoine taxable va changer de génération !

         Il serait donc exagérément optimiste, pour les détenteurs âgés d’un patrimoine conséquent (l’immobilier en constitue une belle part !), d’imaginer que les règles successorales resteront stables dans les années à venir, et donc opportunément prudent d'organiser leur succession. Car après les 88 millions du Louvre, le véritable casse du siècle pourrait bien porter sur 9 000 milliards !

  

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