Le corbeau et le renard !

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Publié par Wizi le 12/01/2026, modifié le 13/01/2026.

            Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi et MorningCroissant.
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                                                  Bonne lecture.

         Les leçons de vie que Jean de La Fontaine a inscrites dans ses fables sont intemporelles et à chaque jour émergent des situations qui nous le rappellent.

         C’est ainsi le cas d’un propriétaire souhaitant mettre en vente son bien et se confrontant au marché et donc aux professionnels de la vente immobilière avec parfois l’impression de se retrouver tel le corbeau face au renard.  

Votre bien est exceptionnel !

         Ce fut le cas d’Herveline, salariée d’une entreprise qui lui proposait un nouveau poste, plus intéressant mais nécessitant de déménager dans une autre région et qui voulait vendre son bien pour en racheter un autre.

         La première agence immobilière contactée pour, dans un premier temps, estimer le bien a rapidement dépêché un agent paraissant « émerveillé » par le potentiel de cette habitation pleine de charme, bien située, rare, bla bla, … et qui clairement se vendrait au-dessus du prix du marché et de plus rapidement.

         Rassurée et flattée qu’on lui confirme que son bien vaut plus que celui des autres (ce qu’elle espérait secrètement entendre !), la propriétaire n’a pas trop hésité à lâcher son fromage et signer un mandat exclusif à cet agent si convaincant, sans d’ailleurs trop comprendre la nature de son engagement !

Quand le fromage tombe !

      Car l’agent s’est bien gardé de lui expliquer les obligations respectives d’un mandat simple, semi-exclusif ou exclusif et choisit à sa place pour mieux se ménager 3 mois sans aucune concurrence (ni celle du propriétaire, ni celle d’un autre professionnel) pour faire visiter et vendre le bien.

         Mais une fois le mandat signé, la réalité a repris bizarrement ses droits et les visites se sont révélées moins nombreuses que prévu, avec des retours polis mais tièdes et un discours de l’agent changeant subtilement.

         Car le marché est soudainement devenu plus compliqué que prévu, avec des acheteurs très exigeants et probablement une nécessité d’ajuster légèrement le prix une première fois, puis une deuxième fois … faisant prendre conscience à la propriétaire abusée que « tout flatteur vit aux dépens de celui qu’il flatte » !

Une morale « immobilière » ?

        L’histoire finit tout de même bien car « le renard n’a pas mangé le fromage » les trois mois écoulés n’ayant pas suffi, la propriétaire résistant aux demandes répétées de baisse du prix de vente de l’agent trop pressé de vendre le bien, quel qu’en soit le prix, bien qu’elle a ensuite réussi à vendre à meilleur prix.

         Ainsi en immobilier, comme dans tous autres domaines, quand l’affaire est trop belle ou que l’interlocuteur est trop affable, un peu de méfiance ne peut nuire et la précipitation est bien souvent mauvaise conseillère !

   

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