Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
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Bonne lecture.
En ce début d’année 2026, la France connaît des crues historiques dues à des pluies exceptionnellement abondantes, le mois de février 2026 ayant dépassé les niveaux de pluviométrie les plus élevés depuis 1959, avec des centaines de communes touchées, terrains, maisons et infrastructures immergés.
Ces épisodes ont un impact énorme sur les habitations et les biens immobiliers, et plus encore sur les habitants avec des évacuations et des sinistres qui se répètent année après année.

Une situation répandue !
En France, plus de 18 millions de personnes vivent dans des zones susceptibles d’être confrontées à des inondations, par débordement de cours d’eau ou submersion marine, ce qui représente une part non négligeable de la population française, et donc d’habitations potentiellement impactées.
C’est donc 1 Français sur 4 qui vit en zone à risque d’inondation, environ 16 000 sur 36 000 communes comportant au moins une zone inondable, signe que ce n’est pas un risque marginal, mais quelque chose de structurel.
L’impact sur l’immobilier est donc considérable, que ce soit sur la limitation des zones constructibles, la décote des biens immobiliers ou le coût de leur remise en état, jusqu’au risque de résiliation des contrats d’assurance.
Des conséquences importantes !
C’est ainsi que l'Observatoire national des risques naturels (ONRN) estime qu’une maison située en zone inondable peut entraîner une baisse de 11 à 22 % du prix du bien ou du terrain proposé à l'achat, par rapport à un bien similaire situé hors zone à risque.
Bien évidemment la perception du risque joue un rôle crucial dans la détermination du prix de vente, même si l’habitation n'a jamais été touchée par une inondation, car les épisodes d’inondations se succèdent régulièrement et que des dizaines de milliers de communes ont déjà fait l’objet d’arrêtés de catastrophes naturelles pour inondations depuis les années 1980.
Conséquences ? Lorsqu’un lieu est directement touché par une inondation, les transactions locales ralentissent, les négociations se durcissent et certains dossiers exigent même des diagnostics ou assurances spécifiques.
Puis l’oubli ?
Mais si ces effets sont souvent temporairement marqués, ils s’estompent au fil des années pour une raison simple : la raréfaction de l’offre attractive dans nombre de zones et la forte demande d’habitat proche des services, axes et cours d’eau.
Ainsi, même dans des zones à risques, la demande structurelle pour des biens bien situés tend à reprendre le dessus, réduisant l’ampleur durable de toute décote car le marché finit par arbitrer entre attractivité d’emplacement et probabilité de risque, et souvent … oublie les épisodes passés !
Qui n’a pas été étonné d’apprendre que des habitations situées en bord de mer et condamnées à disparaître trouvent encore preneur ?